16 Juin 2011

La mission Mars Science Laboratory

Absence d’eau, sol oxydant et surface irradiée aux ultraviolets, l’environnement martien a longtemps été considéré comme hostile à l’apparition et à la préservation de la vie.

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Depuis une dizaine d’années, les indices s’accumulent cependant et laissent penser que la température et la pression atmosphérique ont jadis été compatibles avec la présence d’eau liquide… et peut-être avec le développement d’une activité biologique.

Pour valider ces hypothèses, la NASA a décidé d’envoyer un laboratoire sur la planète rouge, Mars Science Laboratory (MSL). Alors que les rovers précédents, Spirit et Opportunity, étaient orientés sur l’analyse des roches et de leur altération, ce rover aura un objectif spécifique : détecter les traces d’une chimie organique ancienne voire prébiotique. En 1976 déjà, les atterrisseurs Viking 1 et 2 avaient pour mission de détecter les traces d’une activité biologique et en déduire la présence d’organismes vivants ; ils n’ont rien trouvé. MSL tentera de déceler des constituants fossiles de la matière vivante : les atomes de carbone ou certaines molécules organiques (protéines).

Y a-t-il eu sur Mars une période où les conditions environnementales ont été propices à l’émergence de la vie ?
C’est probable, mais pour le vérifier, les scientifiques tentent de reconstituer l’histoire géologique et climatique de la planète. Ils comptent sur MSL pour analyser l’évolution, au cours du temps, de la composition des roches et des sols à la surface de Mars.

Pour atteindre ces objectifs, le rover Curiosity est doté d’une charge utile scientifique de 80 kg composée d’une dizaine d’instruments : caméras, spectromètres et détecteurs de radiations. Parmi eux, deux font l’objet de participations françaises. Le premier, ChemCam, est capable de déterminer la composition élémentaire des roches jusqu’à une distance de 9 mètres grâce à un laser fourni par la France. Ces mesures aideront à caractériser la géologie de Mars, autre objectif de la mission MSL, et à choisir les roches devant faire l’objet d’un prélèvement d’échantillons en vue d’analyses plus détaillées à bord. Le CNES, associé au laboratoire IRAP de Toulouse, assurera, en alternance avec les américains, les opérations au jour le jour de l’instrument ChemCam.

Le second, SAM, est un ensemble instrumental dont l’objectif est de détecter des composés carbonés associés à la vie et de caractériser leur chimie. Dans ce conséquent programme, le CNES assure la maîtrise d'ouvrage de la contribution française. Il fournit des ressources financières et humaines tout en supervisant le développement des instruments.

 

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